ndaact.ai — protection des données personnelles : extension navigateur et application de bureau

Politique de confidentialité

Dernière mise à jour : 13 octobre 2026 · Application de bureau 0.9.15 · Extension navigateur 0.6.5

En une phrase : ndaact.ai détecte les données personnelles avant qu'elles ne partent vers une IA — dans vos prompts et vos PDF sur le web, et dans ce que vous copiez au presse-papier depuis n'importe quelle application — et les remplace par des marqueurs. La détection et le remplacement se font sur votre machine. Les connexions techniques du logiciel, comme la licence, les mises à jour et le diagnostic d'erreurs, sont détaillées plus bas.

Quelles données sont détectées

ndaact.ai analyse deux flux distincts : d'une part le texte que vous saisissez et les fichiers PDF que vous téléversez sur claude.ai et chatgpt.com (extension navigateur), d'autre part le texte que vous copiez dans le presse-papier de votre machine, depuis n'importe quelle application (application de bureau). Dans les deux cas, il recherche les catégories de données personnelles suivantes :

Chaque donnée détectée est remplacée par un marqueur anonyme (par exemple {{PERSON_a1b2}}) avant l'envoi. La réponse du modèle est ensuite ré-affichée avec les valeurs d'origine restituées localement, dans votre navigateur uniquement.

Les données de santé méritent une mention à part : associées à un nom, elles relèvent des catégories particulières de l'article 9 du RGPD. Elles n'ont aucune forme fixe — « suivi pour une sclérose en plaques » est une donnée de santé, pas un numéro — et c'est le modèle décrit ci-dessous qui les repère.

Comment la détection fonctionne

Deux mécanismes travaillent ensemble, pour des raisons différentes.

Les règles déterministes traitent les identifiants qui ont une forme et une clé de contrôle : NIR, IBAN, SIRET, carte bancaire. Le logiciel ne se contente pas d'en reconnaître la forme, il recalcule la clé. Une suite de chiffres qui ressemble à un IBAN sans en être un n'est donc pas caviardée à tort, et un vrai IBAN ne passe pas.

Le modèle de reconnaissance d'entités prend le relais sur tout ce qu'aucune règle ne sait décrire : un nom de personne, une raison sociale, une adresse, une donnée de santé. Ces informations n'ont pas de forme fixe, c'est la phrase autour qui les révèle. Ce modèle s'exécute sur votre machine, sans aucune connexion sortante pendant l'analyse.

Un modèle par langue. Chaque modèle pèse plusieurs centaines de mégaoctets. En réunir cinq dans un seul fichier donnerait un ensemble trop lourd à charger sur un poste de travail ordinaire, et plus lent à chaque prompt. ndaact.ai télécharge donc le modèle de la langue que vous utilisez, et lui seul : français, anglais, allemand, espagnol ou italien. Vous changez de langue depuis l'application, qui récupère alors le modèle correspondant.

Le presse-papier et l'application de bureau

L'application de bureau ndaact.ai (macOS, Windows) surveille le presse-papier de votre machine, pour que la protection ne dépende pas du navigateur. Elle ne lit que du texte brut : dès que le presse-papier contient un contenu qu'elle ne saurait pas réécrire intégralement — image, fichier, texte enrichi RTF ou HTML — elle s'abstient et laisse le contenu intact.

Deux exclusions absolues. Un contenu marqué comme confidentiel par un gestionnaire de mots de passe impose le silence complet : ni lecture, ni journalisation, ni compteur, ni changement d'état. Un contenu marqué comme transitoire est hors périmètre.

Comportement non bloquant. Contrairement à l'extension navigateur, qui bloque l'envoi lorsque la protection n'est pas active, la surveillance du presse-papier fonctionne au mieux : si le caviardage ne peut pas être fait en totalité, le contenu est laissé tel quel plutôt que réécrit partiellement. Une réécriture partielle laisserait fuiter la version non caviardée par le chemin non traité, sous une assurance fausse.

Suspension. Vous pouvez suspendre la surveillance à tout moment depuis l'icône de la barre de menus, pour 30 minutes par défaut.

Autorisation macOS. L'application demande l'autorisation « Accessibilité » dans un seul but : recoller automatiquement le contenu caviardé à votre place. Elle ne s'en sert ni pour lire l'écran, ni pour observer les frappes clavier. La refuser n'empêche pas le caviardage ; seul le collage automatique est perdu.

Où le traitement a lieu

ComposantOù il s'exécuteDonnée qui y transite
Détection par expressions régulières Application locale ndaact.ai sur votre machine (127.0.0.1), appelée par l'extension Texte du prompt, avant envoi
Détection avancée (modèle NER) et caviardage PDF Application locale ndaact.ai sur votre machine (127.0.0.1) Texte du prompt / contenu du PDF, traité sur votre machine sans passer par un serveur ndaact.ai
Surveillance du presse-papier Application locale ndaact.ai, sur votre machine Texte brut copié, et seulement s'il est réécrivable en totalité ; jamais un contenu marqué confidentiel par un gestionnaire de mots de passe
Table de correspondance marqueur ↔ valeur Base locale chiffrée (AES-256), clé propre à votre installation, générée au premier lancement et conservée sur votre machine Les valeurs d'origine détectées, nécessaires pour vous restituer la réponse en clair
Journal d'audit local Fichier local en ajout seul, chaîné par empreinte SHA-256, sur votre machine Horodatage, type d'entité et position dans le texte, sans la valeur d'origine. Ce journal n'est pas purgé automatiquement : il reste tant que vous ne le supprimez pas
Historique des détections (audit) chrome.storage local, sur votre machine Type de donnée personnelle, marqueur et horodatage, sans la valeur d'origine

Ce qui est envoyé à ndaact.ai

Vos prompts et vos documents, y compris les données personnelles détectées, ne sont envoyés à aucun serveur exploité par ndaact.ai ou Inkan.link, ni par l'extension ni par l'application de bureau. L'extension ne communique qu'avec deux destinations : le site LLM que vous utilisez (claude.ai/chatgpt.com, qui reçoit des marqueurs de substitution à la place des entités détectées, sans la table de correspondance, donc sans moyen raisonnable de ré-identifier les personnes) et l'application locale ndaact.ai sur 127.0.0.1, qui tourne sur votre propre ordinateur. Une entité non détectée reste en clair dans le texte envoyé : ndaact.ai aide à protéger vos données, sans le garantir.

Hors contenu analysé, le logiciel échange des données techniques avec nos services : licence, mises à jour, téléchargement de modèle, diagnostic d'erreurs. Le détail est dans cette politique.

Vocabulaire. Ce traitement est une pseudonymisation côté client (art. 4(5) du RGPD) : réversible pour vous, puisque la table de correspondance reste sur votre machine. Nous ne parlons donc pas d'« anonymisation » de votre côté. En revanche, vis-à-vis du fournisseur du LLM et de tout tiers, il vise l'effet d'une dé-identification : les marqueurs leur sont opaques et sans moyen raisonnable de ré-identification (approche relative de la CJUE, arrêt EDPS c. CRU, C-413/23 P, 4 septembre 2025). Seules les entités détectées sont caviardées ; nous ne prétendons pas anonymiser le prompt entier.

Échanges techniques et diagnostic d'erreurs

Hors contenu analysé, le logiciel échange des données techniques avec nos services et avec des prestataires. Ces échanges ne sont pas conçus pour contenir vos prompts, vos documents ni les valeurs détectées.

ÉchangeCe qui est envoyéDestinataire et lieu
Licence et connexionLibellé de l'appareil, empreinte matérielle (identifiant technique de l'appareil) et jeton de connexion (code technique distinct de votre mot de passe). Détail dans « Compte, abonnement et facturation »Supabase, Union européenne (Paris)
Mises à jourRequête du fichier de version et du fichier d'installation. L'hébergeur voit l'adresse IP de la requête, comme tout serveur webStockage Scaleway, France (Paris)
Téléchargement de modèleRequête des fichiers du modèle. Pour un modèle réservé à un abonnement, la licence est vérifiée côté serveurStockage Scaleway (France) et fonction serveur Supabase (Union européenne)
Diagnostic d'erreursRapport technique, décrit ci-dessousSentry, Union européenne (Francfort)

Diagnostic d'erreurs (Sentry)

Pour réparer les pannes, ndaact utilise Sentry, un service de suivi d'erreurs de Functional Software, Inc., dans sa région de l'Union européenne (Francfort, Allemagne). Trois composants lui envoient des rapports techniques.

Adresse IP et localisation. L'adresse IP n'est pas conservée dans les rapports (masquage activé). Sentry en déduit toutefois un pays et une ville approximatifs à partir de la connexion, et les conserve avec le rapport.

Finalité. Détecter et corriger les cas où la protection n'est plus active, ainsi que les erreurs du service. Désactivation. L'application de bureau ne propose pas, à ce jour, de réglage pour couper ces rapports.

Base légale. L'intérêt légitime de ndaact à corriger les défauts de son application et à maintenir le service (article 6, paragraphe 1, point f, du RGPD). Vous pouvez vous opposer à ce traitement en écrivant à dpo@inkan.link.

Conservation. Les rapports sont conservés pendant la durée de rétention du plan Sentry utilisé par ndaact, fixée par Sentry. Sous-traitant. Sentry traite ces rapports pour le compte de ndaact, dans le cadre d'un accord de traitement des données (DPA) entre ndaact et Sentry. Sentry étant une société américaine, ce DPA prévoit, pour les transferts vers les États-Unis, le cadre de protection des données UE-États-Unis (Data Privacy Framework) et, à défaut, les clauses contractuelles types de la Commission européenne.

Compte, abonnement et facturation

Le logiciel ne nous transmet ni vos prompts ni vos documents. Souscrire un abonnement, en revanche, crée un compte, et ce compte suppose des données que nous conservons. Elles sont hébergées dans l'Union européenne (Supabase, région Paris). Supabase Pte. Ltd. est une société établie à Singapour : un accès à ces données depuis Singapour est un transfert hors de l'Union européenne, encadré par les clauses contractuelles types de la Commission européenne (modules 2 et 3) que Supabase incorpore à son accord de traitement des données.

DonnéePourquoiConservation
Adresse e-mailConnexion (lien à usage unique ou mot de passe) et messages liés au serviceDurée du compte. Si vous avez été client, elle est ensuite archivée 10 ans avec les pièces comptables, pour vous permettre de réclamer vos factures
Nom et profession, si vous les renseignezPersonnaliser l'espace clientDurée du compte
Raison sociale et numéro de TVA, collectés par Stripe lors de la commandeFacturation professionnelle et autoliquidation de la TVA dans l'Union européenneDurée du compte, puis 10 ans avec les pièces comptables
Abonnement : formule, statut, échéance, identifiants StripeOuvrir les fonctions payantes et facturerDurée du compte, puis 10 ans pour les pièces comptables (article L123-22 du code de commerce)
Appareils : libellé, empreinte matérielle, dates de première et dernière activité, empreinte du jeton de connexionFaire respecter la limite d'appareils de votre offre et permettre la révocationJusqu'à la révocation de l'appareil
Journal du compte : rattachement d'un appareil, événement de paiement, accès au modèleSécurité et preuve en cas de litigeDurée du compte

Le paiement est traité par Stripe : aucune coordonnée bancaire n'atteint nos serveurs. La base de comptes est fournie par Supabase, le site par Vercel. Base légale : l'exécution du contrat d'abonnement, et l'obligation légale pour les pièces comptables.

Ce qui ne s'y trouve pas : vos prompts, vos documents et le détail de vos détections. Ils restent sur votre machine, avec ou sans abonnement.

Partage avec des tiers

ndaact.ai ne vend ni ne loue de données personnelles. Elles sont partagées avec les prestataires nécessaires au service, listés dans cette politique. Aucune donnée n'est utilisée à des fins publicitaires ou d'analytics comportemental. La fréquentation du site de présentation est mesurée avec Matomo, que nous hébergeons et administrons nous-mêmes : les statistiques d'usage et de bon fonctionnement du site restent chez nous et ne sont transmises à aucune régie.

Permissions et autorisations

L'extension demande un ensemble minimal de permissions Chrome, chacune strictement nécessaire à la détection et au caviardage des données personnelles avant envoi : accès réseau sur claude.ai/chatgpt.com/127.0.0.1, lecture de l'onglet actif, injection de scripts, stockage local, alarmes périodiques et notifications. Le détail de chaque permission et sa justification sont documentés dans la fiche du Chrome Web Store et disponibles sur demande.

L'application de bureau, elle, ne demande qu'une seule autorisation système, et uniquement sur macOS : « Accessibilité », pour le collage automatique décrit plus haut. Elle n'a besoin d'aucun privilège d'administrateur pour fonctionner.

Vos droits

La détection et le remplacement se font sur votre machine, et vous gardez la main sur la protection. Côté navigateur : désactiver la protection à tout moment depuis le popup de l'extension, consulter l'historique complet des détections, et désinstaller l'extension pour supprimer immédiatement toutes les données stockées localement (chrome.storage).

Côté application de bureau : suspendre la surveillance du presse-papier depuis la barre de menus, consulter le journal de protection dans les Réglages, et désinstaller l'application pour supprimer la table de correspondance chiffrée et le journal d'audit. Nous n'accédons pas à ces données et n'en conservons pas de copie : pour ces données locales, il n'y a rien à effacer chez nous.

Contact

Pour toute question sur cette politique, ou pour exercer vos droits sur les données de compte : dpo@inkan.link. Pour le reste : contact@ndaact.ai.